FEL-LLN : Les Etudiants Libéraux de Louvain-la-Neuve

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Sécurité mais à quel prix ?

gaetan | 31 octobre 2008

Depuis maintenant quelques années, la sécurité dans nos aéroports est devenue de plus en plus importante aidée par des instruments de plus en plus sophistiqués. Nous sommes d’ailleurs arrivés à un stade où l’on pourrait se demander si l’éthique à encore un minimum de sens. En effet, on pouvait découvrir dans le Vif  l’Express, du 24 octobre de cette année, un article relatant l’entrée prochaine, dans l’union européenne, de nouveaux portiques de sécurité qui permettraient de voir sous les vêtements ainsi que les organes génitaux. Ce système pourrait même déceler des gouttes de sueur.

Même si des mesures sont prises pour éviter tout abus du personnel, on peut se poser la question jusqu’où ces mesures s’arrêteront ? N’existe – t – il pas d’autres moyens garantissant la sécurité mais ne touchant pas à l’intégrité corporelle des voyageurs ?

Dans une société où l’apparence physique prend une importance considérable dans certains milieux. À une époque où le regard des autres peut amener des individus à avoir des comportements plus que déraisonnables, on impose ce supplice à un nombre considérable de voyageurs qui peuvent se sentir juger et même humilier par un inconnu et tout cela au nom de la sécurité.

Même si la sécurité reste nécessaire, pour quelles raisons l’éthique devrait-elle se plier aux dérives de ces avancés technologiques ?


                                                                                                                                                                                                             Letesson Gaetan, Président du MLE


 

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Avis du mle concernant la question de suppression de la lettre C de l’UCL.

gaetan |


Le MLE salue la remise en question de l’image de l’UCL vis-à-vis de la situation actuelle. Mais, selon nous, il se trouve derrière cette lettre un caractère historique important et donc nous appelons à une grande prudence.

Le MLE appelle, également, les différentes positions à un dialogue constructif et serein. Nous estimons que des prises de positions tranchées relayées par les différents médias, aux quelles nous assistons,  ne peuvent qu’être néfaste …

Mais est-ce que la disparition du caractère religieux de l’UCL serait une évolution positive ? Cela est loin d’être certain…Est-ce que ce caractère religieux est néfaste ? Là encore il a sujet à réflexion. Effectivement, cela n’empêche pas un brassage multiculturel et n’empêche pas non plus bon nombre de chercheurs néo-louvanistes de recevoir  de nombreux prix et ce dans divers domaines.

On peut également se demander quel impact aura  cette polémique sur le projet « Académie Louvain »… Pour rappel, ce projet prévoit la fusion de plusieurs universités catholiques de la communauté française.

 

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Pour une réforme du système pénitencier

gaetan | 14 octobre 2008

Le système pénitencier d’aujourd’hui pose de plus en plus de questions. Cet article a pour objectif de pointer des éléments qui pourraient être modifiés et sur certains principes qui devraient davantage être pris en compte. Il est bien évident que ces quelques lignes ne seront qu’une « plate forme » de réflexion. Il est impossible d’être totalement complet sans écrire un livre. Mais être complet n’est pas mon plus grand but, je cherche surtout à provoquer le débat, à vous faire réfléchir.

 

La réinsertion… C’est sûrement à ce niveau que le plus gros travail doit être accompli. Pour vous en convaincre, je ne citerai qu’un seul chiffre : 70% des personnes emprisonnées sont des récidivistes. Ce constat est effrayant. Il est intolérable de garder un tel échec. Voila pourquoi je me penche sur des solutions qui pourraient améliorer la situation.

 

Avant toute chose, il convient d’expliquer le rôle de la prison. On peut dégager deux grands objectifs. Le premier est de dissuader, faire planer la menace de l’emprisonnent a une fonction de prévention générale sur la population. Le second objectif est de punir, il s’agit de priver un individu de liberté pour le motif qu’il a commis un acte prohibé.

 

Pour moi, ces deux objectifs sont à repenser. Il faut effectivement un volet dit de sanction pour imposer les limites fixées par notre société. Mais ce premier volet se révèle inefficace si on ne travaille pas en profondeur sur le second volet, la réinsertion. C’est elle qui permettra au détenu de trouver une place nouvelle dans sa communauté et de passer du statut de délinquant à celui d’acteur. La prison doit aussi avoir pour rôle de corriger l’erreur.

 

Voyons d’abord les problèmes actuels : en prison, le détenu est règlementé dans chacune de ses tâches. On fait de lui un robot, en ne lui laissant aucune marge de manœuvre. Ce procédé implique que le détenu, une fois libéré, se retrouvera totalement désemparé lorsqu’il s’agira d’accomplir des actes simples de la vie quotidienne. Certains prisonniers parlent de leur difficulté à faire les courses, ou à gérer leur budget.

D’autres racontent qu’ils ont été obligé de faire du stop en sortant de prison pour rentrer chez eux. De plus, si le délinquant veut sortir de la spirale du crime, il doit rompre avec ses « relations douteuses ». Il se retrouva non seulement désemparé mais aussi seul, à un moment primordial.

Et ne parlons même pas de la difficulté à obtenir un travail. Le certificat de bonne vie et mœurs agit souvent comme un mur entre l’ancien taulard et un travail.

Tout ceci ne peut perdurer. Ce que je viens de vous expliquer justifie en partie le terrible chiffre des 70% de récidivistes parmi les prisonniers belges.

 

Je ne suis pas en train de faire l’apologie du détenu modèle, loin de là. Je considère seulement qu’il faut pouvoir rester juste. Si on décide de les libérer pour leur octroyer une seconde chance, pourquoi ne pas les aider à la saisir ? Croyez-moi, nous serons au moins aussi gagnant qu’eux…

 

La question qui reste donc en suspend est la suivante : Quelle réponse offrir aux difficultés énoncées un peu plus haut ? C’est simple, il faut axer l’effort sur la réinsertion, et ce à plusieurs niveaux.

 

Tout d’abord, il faut éviter la prison pour les plus petits délits. J’ai dit éviter la prison et non éviter la sanction. Il ne faut en aucun cas éviter la sanction car elle donne un formidable sentiment d’impunité au délinquant, l’incitant au mieux à continuer ses actes, et au pire à les aggraver. Il faut envoyer un signal clair : Stop.

Mais il faut néanmoins éviter de placer les responsables de petits délits en prison. Pas uniquement parce qu’elles sont couteuses dans leur exécution, mais surtout parce qu’il est presque impossible de réaliser un traitement réformateur efficace dans une période si brève. Qui plus est, la prison entraine un déracinement familial déconseillé et met en contact le délinquant « primaire » aux délinquants « habituels ».

Pour ces gens, il faut donc appliquer des sanctions alternatives qui, elles, pourront être efficace. Sans trop entrer dans les détails, on peut citer les peines d’intérêt généraux, la probation, les arrêts de week-end… Les moyens alternatifs efficaces ne manquent pas, mais il faut avoir le courage de les mettre en place.

 

Pour les peines plus lourdes, où la prison semble inévitable, il faut insister sur deux points : le travail de réinsertion qui doit commencer très tôt et la remise en liberté progressive.

 

La réinsertion peut se faire par le travail pénitencier, à condition d’en améliorer le fonctionnement, et par la formation en prison. Le travail est un facteur essentiel ! Il faut offrir au détenu les meilleures chances de trouver un travail lors de sa sortie de prison. Et les couts de ses formations/ travaux seront bien moindre que les dépenses occasionnées par un détenu qui replongerait dans la délinquance.

 

La remise en liberté doit être progressive. Il faut lui offrir un accompagnement personnalisé pour l’empêcher de se retrouver totalement désemparé une fois « dehors ». Cette aide est capitale ! Le détenu doit pouvoir s’appuyer sur quelqu’un pour reconstruire sa vie. Il est insensé de croire que le travail de la justice s’arrête au moment de la sortie de prison. En vérité, c’est à cet instant que tout se joue. Ce serait absurde de ne pas peser de tout son poids à ce moment là !

 

Ainsi donc se termine mon succinct exposé…. N’hésitez pas à poster vos réactions, commentaires ou critiques.

 

Mathieu Raedts, Vice – président MLE

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